dimanche 21 octobre 2018

61 ème jour - Montespertoli

San Miniato Basso - Montespertoli - 30 kms - 9h15 .


Un quignon de pain sec et deux ou trois carrés de chocolat, voilà mon petit-déjeuner. J'ai pas la chance d'avoir des petites soeurs à mes pieds tous les matins. Bon, disons cinq ou six carrés de chocolat pour finir la tablette et alléger mon sac à dos. 

Au lieu d'emprunter la voie Francigena habituelle je choisi la Grande Variante annoncée comme plus sportive.

Et me voilà fin prêt pour aller à San Miniato di alto. Oui encore un petit détour de 2 kms pour aller admirer l'intérieur de la cathédrale et le Palazzio Di Seminario. 














Après cette visite matinale, je redescend dans la plaine en direction de Monterappoli. Je crains un balisage succinct, donc des sources d'erreurs. Les cartes très approximatives fournies par l'association ne sont guère d'aide. 






Je fais une vraie pause petit-déjeuner dans ce café-bar tout jaune du village de Monterappoli, avec sa petite Fiat 500 devant, comme pour rappeler que je suis bien en Italie.

Je fais le point sur le balisage, correct, pas d'erreur à cette heure. Je suis donc confiant pour les prochains jours.

Je sors du bar et prend le chemin à l'envers. Une étourderie que je mets peu de temps à réaliser. Je suis bon pour quelques centaines de mètres supplémentaires. Une fois sur la bonne voie, je fais du saute-mouton sur ces collines viticoles et oléicoles. 







Je suis pris de fou-rire à chaque fois que je lis le topo-guide signalant les changements de direction. Je vous en donne un florilège: prenez à gauche à la prochaine maison (il vaut mieux être sur le bon chemin,  sinon...), empruntez l'allée de cyprès (on en voit partout), ou bien au pin parasol sur la hauteur bifurquez à droite (les pins parasols sont souvent plantés sur les hauteurs).

Et c'est donc sur les hauteurs que je déjeune, face aux Appenins.  Je peux même voir San Miniato di alto à l'horizon.


San Miniato di alto à l'horizon 

Quand je vois ce paysage à perte de vue, je me dis c'est Versailles. Justement c'est à ce moment là que je reçois un coup de fil de ma maman qui se prélasse sur les canaux d'alimentation du château de Versailles. Çà fait du bien d'entendre une voix familière et de recevoir des encouragements pour la fin de mon périple. La famille commence à me manquer, mais ne faiblissons pas.

A part çà, tout va bien et j'arrive à Baccaiano, proche de Montespertoli, de bonne heure, vers 15h30. Je me permet de m'arrêter pour prendre un café et surtout réserver  mon hébergement pour demain. 

Ceci étant fait je poursuis mon chemin sur un km pour aller à mon étape du jour, l'agroturismo Le Mandrie di Ripalta, établissement typique de l'habitation Toscane.





Le Mandrie di Ripalta 



De là terrasse de ma chambre je vais enfin pouvoir observer un coucher de soleil. 





Cumul: 1325 kms

samedi 20 octobre 2018

60 ème jour - San Miniato Basso

Montecarlo - San Miniato Basso - 31 kms - 8h00.


Je finis ma descente vers la plaine et on y trouve tous les inconvénients, bruit, routes, autoroutes, train et par conséquent de la pollution. Un moment malheureusement nécessaire pour retrouver les belles collines Toscanes près de Massarella soit une quinzaine de kms plus loin.





Dans ces collines les ouvriers agricoles s'activent.  C'est la saison des cueillettes d'olives vertes ou noires. Chacun y va de son déploiement de filets,  noirs, verts ou gris pour couvrir l'ensemble du sol. Vient ensuite la manoeuvre de récolte. Les vrais professionnels utilisent un vibrateur qui semble tellement chatouiller l'olivier qu'il en laisse tomber ses fruits en se trémoussant. D'où ce bruit de taille -haie électrique que l'on entends d'une colline à l'autre par ce beau matin frais. Les récoltants du "dimanche"  ou plutôt du samedi le font avec un simple râteau pour secouer les branches.







Direction Fucecchio, première grande ville (24 000 habitants) depuis mon départ. J'y fais ma pause déjeuner sur un banc, près d'un marchant ambulant de fruits et légumes. Je choisi pour mon dessert une grappe de raisin. Il me l'offre, car je suis pèlerin.  Sympa.



La Macronite aiguë aurait-elle gagné même les plus petites villes italiennes ? Ils invitent en effet à traverser pour trouver l'emploi, euh ! pardon l'Empoli.



Bien restauré, je prends mes bâtons, en avant pour San Miniato Basso, 7 kms plus loin. Je n'ai toujours pas d'hébergement pour ce soir. Mais soyons confiant. 





Je fais quelques tentatives en marchant,  mais toujours infructueuses,  soyons vigilant aux changements de direction.  C'est toujours dans ces moments là que je rate un  "Tau".  Tout à coup, je suis distrait par quelque chose de bizarre sur le bas côté. Mais qu'est-ce donc ?



Mystère,  oeuvre d'art, ou simple dépôt d'un reste de mousse isolante ?

J'approche de San Miniato Basso,  je me dirige vers l'église et je demande à une personne si elle sait où se trouve la Fraternita della Misericordia. Après quelques gestes bien italiens et des mots anglais (parking), je trouve à nouveau un centre de secours où là encore 4 lits m'attendent. Mais cette fois-ci,  je suis bien seul.




Il est 15 h, agréable fin de journée de repos où le soleil donne encore de ses rayons, il fait 27 degrés. 

Comme je suis à côté de l'église, je vais pouvoir assister à la messe de 18h.








Ce soir je goûte à une vraie pizza italienne. Je ne suis pas déçu,  une délicieuse Calzone " big Rina". Et en rentrant dans ma chambre d'étudiant deux ou trois châtaignes en dessert et une bonne nuit en perspective. 



Cumul:  1295 kms