lundi 22 octobre 2018

62 ème jour - Impruneta

Montespertoli - Impruneta - 20 kms - 7h30.


En me couchant hier soir, j'ai pu regarder en l'air, non pour essayer de compter les moutons mais pour admirer ces plafonds de maisons traditionnelles toscanes faits avec des briques rouges posées sur des faisceaux en bois de chêne. 




En sortant de la salle du restaurant je croise dans le champ attenant deux jolies biches gambadant et rejoignant promptement les bosquets en m'entendant arriver sur le chemin empierré. 




Ayant logé hors du chemin je reviens sur mes pas à Baccaiano, distant d'un Km, pour poursuivre vers Cerbaia où je procède au ravitaillement.

Chose faite, me voici l'esprit libre, à ce sujet, pour les prochains jours. Me reste plus qu'à parcourir ces vagues d'oliveraies et de champs de vignes, passant ainsi successivement de 150 m à 300 m d'altitude, dans un décor toujours aussi fabuleux. 






Le balisage étant réduit à sa plus simple expression, je suis obligé de sortir à chaque fois de ma poche mon topo-guide en version papier. J'ai pris soin d'ailleurs de ne prendre que les feuilles pour une ou deux étapes.  Quand on sait que pour celle d'aujourd'hui, qui ne fait que 20 kms, le commentaire tient sur 4 pages pour une page pour l'étape de 30 kms de demain, il est facile d'imaginer tous les changements de direction que je vais subir. Je ne m'en sors pas trop mal. Sauf qu'à force de prendre et de remettre ces feuilles dans ma poche, il arrive un moment où elles tombent, sans que je m'en aperçoive bien sûr. Pas de panique, j'avais téléchargé la version pdf. Je peux ainsi poursuivre mon chemin, ce qui aurait été quasiment impossible sans mon téléphone. C'est donc un instrument aussi précieux que la prunelle de mes yeux.

Et avec mes yeux, justement,  je ne vois que de magnifiques paysages. 





Après mon déjeuner, je me réserve une dernière grimpette à travers une forêt de chênes-verts pour terminer mon étape à Impruneta.  Mon dernier effort est récompensé par une vue sur la ville de Florence et pour ceux qui ont de bons yeux, la coupole dorée de sa cathédrale.




Et en face de moi, brillant de mille couleurs chatoyantes la ville d'Impruneta m'accueille avec ses pins parasols, lui donnant un air de ville balnéaire.






Je m'installe à l'hôtel Bellavista où la patronne parle bien le français. Parfois çà repose! Il est 14h30, ce qui me laisse un peu de temps pour aller visiter cette basilique Santa Maria datant de 1060, mais qui malheureusement a subi de gros dégâts lors du bombardement du 27 juillet 1944.


Avant le 27 juillet 1944

Aujourd'hui 




Pour la première fois, je mets mon pull pour sortir en milieu d'après-midi. Il fait 17 degrés et surtout beaucoup de vent.


Cumul:  1345 kms

dimanche 21 octobre 2018

61 ème jour - Montespertoli

San Miniato Basso - Montespertoli - 30 kms - 9h15 .


Un quignon de pain sec et deux ou trois carrés de chocolat, voilà mon petit-déjeuner. J'ai pas la chance d'avoir des petites soeurs à mes pieds tous les matins. Bon, disons cinq ou six carrés de chocolat pour finir la tablette et alléger mon sac à dos. 

Au lieu d'emprunter la voie Francigena habituelle je choisi la Grande Variante annoncée comme plus sportive.

Et me voilà fin prêt pour aller à San Miniato di alto. Oui encore un petit détour de 2 kms pour aller admirer l'intérieur de la cathédrale et le Palazzio Di Seminario. 














Après cette visite matinale, je redescend dans la plaine en direction de Monterappoli. Je crains un balisage succinct, donc des sources d'erreurs. Les cartes très approximatives fournies par l'association ne sont guère d'aide. 






Je fais une vraie pause petit-déjeuner dans ce café-bar tout jaune du village de Monterappoli, avec sa petite Fiat 500 devant, comme pour rappeler que je suis bien en Italie.

Je fais le point sur le balisage, correct, pas d'erreur à cette heure. Je suis donc confiant pour les prochains jours.

Je sors du bar et prend le chemin à l'envers. Une étourderie que je mets peu de temps à réaliser. Je suis bon pour quelques centaines de mètres supplémentaires. Une fois sur la bonne voie, je fais du saute-mouton sur ces collines viticoles et oléicoles. 







Je suis pris de fou-rire à chaque fois que je lis le topo-guide signalant les changements de direction. Je vous en donne un florilège: prenez à gauche à la prochaine maison (il vaut mieux être sur le bon chemin,  sinon...), empruntez l'allée de cyprès (on en voit partout), ou bien au pin parasol sur la hauteur bifurquez à droite (les pins parasols sont souvent plantés sur les hauteurs).

Et c'est donc sur les hauteurs que je déjeune, face aux Appenins.  Je peux même voir San Miniato di alto à l'horizon.


San Miniato di alto à l'horizon 

Quand je vois ce paysage à perte de vue, je me dis c'est Versailles. Justement c'est à ce moment là que je reçois un coup de fil de ma maman qui se prélasse sur les canaux d'alimentation du château de Versailles. Çà fait du bien d'entendre une voix familière et de recevoir des encouragements pour la fin de mon périple. La famille commence à me manquer, mais ne faiblissons pas.

A part çà, tout va bien et j'arrive à Baccaiano, proche de Montespertoli, de bonne heure, vers 15h30. Je me permet de m'arrêter pour prendre un café et surtout réserver  mon hébergement pour demain. 

Ceci étant fait je poursuis mon chemin sur un km pour aller à mon étape du jour, l'agroturismo Le Mandrie di Ripalta, établissement typique de l'habitation Toscane.





Le Mandrie di Ripalta 



De là terrasse de ma chambre je vais enfin pouvoir observer un coucher de soleil. 





Cumul: 1325 kms